Aucune précipitation ne doit avoir lieu lors de la vente des bijoux de valeur, quand bien même les personnes en possession de ces objets sont pressées. En effet, la cession de ces biens est souvent motivée par un besoin urgent d’argent. Dans leur hâte, et aussi de peur de ne pas dénicher de meilleures offres, les propriétaires risquent fort de faire un pas de clerc. Découvrez les erreurs pouvant être commises par inexpérience par les personnes qui vendent leurs bijoux et sachez prendre les bonnes dispositions pour les éviter.

1. Vendre les bijoux à un prix bradé

Les bijoux de valeur qui sont généralement en or suscitent la convoitise des adeptes des belles pièces, des professionnels opérant dans le domaine, et également des personnes rusées qui n’attendent que des opportunités pour faire de bonnes affaires. À la suite de l’annonce de la vente, les propriétaires vont certainement recevoir diverses propositions d’achat. L’enthousiasme ressenti lors de la réception de ces offres provoque parfois des réactions non maîtrisées, voire des décisions pas très bien pensées, notamment lorsque le prix suggéré par les acheteurs potentiels semble bon. La meilleure façon d’éviter cette grossière erreur est de déterminer la valeur de ses bijoux pour pouvoir comparer les différentes offres. L’obtention d’une estimation juste requiert l’expertise des bijoux par des spécialistes. L’astuce donnée aux non-connaisseurs est de confier leur évaluation à plusieurs experts. Les différents avis et les estimations de prix reçus de chacun d’eux peuvent être comparés pour avoir une idée de la véritable valeur des bijoux.


Les vendeurs peuvent également se référer aux poinçons portés par ces pièces. Ces marquages aident à déterminer la valeur des objets qui en sont gravés. En effet, les estampilles indiquent la pureté de l’or avec lequel les bijoux sont fabriqués.

  • Un poinçon en forme d’hibou indique que la pièce contient plus de 75 % d’or.
  • Le trèfle signifie que le bijou est composé de 37,5 % d’or.
  • La coquille Saint-Jacques annonce que le bijou est formé par 58,5 % d’or.
  • La tête d’aigle équivaut à une pièce contenant 75 % d’or.

L’information sur la contenance de l’or dans ses bijoux aident à estimer leur juste prix à la revente. La valeur de référence doit rester le cours de l’or du moment. Ces renseignements sont cruciaux pour les propriétaires, dans la mesure où ils les aident à ne pas se faire duper par les arnaqueurs.

2. Céder les bijoux au premier venu

Les revendeurs et les différents acteurs opérant dans cette filière n’hésitent pas à mettre la main sur les bijoux en or mis en vente par leurs propriétaires. Une telle acquisition s’apparente à une sorte de placement qui sécurise l’argent puisque la valeur de ce métal précieux n’a de cesse d’augmenter au vu de sa rareté. Autant de raisons qui doivent pallier la crainte de ne pas trouver un acquéreur. En effet, une telle appréhension incite la personne à céder les bijoux dès la première offre, de peur de ne plus trouver d’autres acheteurs. Or, les alternatives sont nombreuses, pour ne citer que les boutiques spécialisées, les artisans bijoutiers et les revendeurs. Les enseignes légalement constituées et disposant d’un siège ou d’une boutique physique représentent la meilleure option puisque les risques sont moindres en collaborant avec ces structures. La migration vers la digitalisation concerne tous les secteurs, dont le domaine de la bijouterie.

Les professionnels utilisant le web n’ont de cesse d’augmenter, surtout à la suite de la pandémie du covid-19 qui a fait rage. Les acheteurs en ligne peuvent être nombreux également. Dans le cas où une offre intéressante proviendrait d’un acquéreur qui passe par le web, le propriétaire doit obligatoirement vérifier l’identité de ce dernier, qu’il est question d’une personne physique ou morale. Les acheteurs professionnels comme les bijouteries doivent avoir un siège en local ou une boutique physique. Ces investigations sont requises pour ne pas se tromper et pour éviter de se faire escroquer.

3. Vendre au comptant sans la moindre preuve

Au même titre que la cession des articles précieux tels que les objets de collection et les objets d’art, la vente des bijoux en or est régie par la loi. Les transactions concernant l’or sont bien codifiées et doivent rester dans leur cadre juridique légal. Une facture doit être établie et le paiement doit s’effectuer de préférence par carte bancaire pour garder une trace de ce transfert. Ce principe reste valable pour les ventes aux enchères, en ligne, dans les boutiques ou autres.

4. Fournir les attestations d’authenticité à tous les demandeurs

La demande de présentation des documents qui certifient l’authenticité des bijoux de valeur est normale, voire légitime. Cependant, certaines restrictions s’imposent pour éviter de livrer ces pièces à des personnes malintentionnées. Le vendeur a le choix de le fournir ou pas, notamment lorsqu’il doute de la bonne foi de son interlocuteur. Une simple présentation en face à face peut suffire, tant que l’affaire n’est pas conclue en bonne et due forme. Ces pièces ne doivent jamais se trouver entre les mains d’une tierce personne avant la vente et le paiement effectif.