Suite au décès d’un proche, une succession d’étapes s’impose afin de réaliser dignement les obsèques du défunt. Différentes considérations sont à prendre en compte et tous les choix varient selon les volontés du regretté et de sa famille la plus proche. Découvrez ci-dessous les 5 étapes nécessaires à l’organisation intégrale des obsèques.

1. Trouver un endroit convenable pour le corps du défunt

Lorsqu’une personne proche de vous perd la vie, les démarches de décès commencent naturellement par la recherche d’un endroit adéquat pour faire reposer le corps en attendant l’enterrement. Il existe plus d’un endroit requis pour cette occasion. Il s’agit entre autres du funérarium ou de la chambre funéraire. Cet endroit est détenu par des sociétés de pompes funèbres ou par la municipalité. Il reste ouvert en permanence. C’est un lieu calme qui offre un espace où les parents du défunt peuvent se rassembler en attendant les obsèques. On distingue aussi la chambre mortuaire qui est particulièrement présente dans les établissements de soins ou les maisons de repos. Les personnes décédées dans ces établissements sont installées gratuitement et prioritairement dans ladite chambre. Toutefois, il est possible d’y installer une personne décédée en dehors de l’établissement à l’aide d’une réquisition provenant d’une autorité administrative. Il est aussi possible de rapatrier un corps à domicile en respectant les conditions suivantes :

  • avoir une concession individuelle et munie d’un rez-de-chaussée ;
  • détenir une grande salle afin d’accueillir les individus qui souhaitent effectuer un recueillement ;
  • prendre grand soin du corps non exposé dans un environnement frigorifié.

2. Décider d’opter pour l’inhumation ou la crémation

Si pour certains, la décision est déjà fixée, pour d’autres choisir entre inhumation ou crémation est un véritable dilemme. En effet, lorsque le défunt n’aurait pas spécifié ses préférences de son vivant, les différents membres de la famille peuvent ne pas s’entendre d’un seul coup. Inhumer consiste à enterrer le corps. Il s’agit de la pratique la plus répandue. Elle a généralement lieu dans un cimetière ou dans une habitation familiale, dans un caveau ou en terre. L’inhumation prend en compte des coûts plus ou moins importants comme l’achat d’un cercueil ; d’un monument funéraire et d’une pierre tombale par exemple. Pour ce qui est de la crémation, le corps du défunt est brûlé jusqu’aux cendres. Ces cendres sont ensuite placées dans une urne funéraire ou un columbarium. Elles seront ensuite éparpillées ou inhumées avec le contenant. Le choix entre l’inhumation et la crémation dépend aussi de la religion à laquelle appartient la famille. Les religions qui concèdent la crémation sont les bouddhistes ou les catholiques. Notez aussi que pour ce dernier recours, il est nécessaire de posséder une autorisation administrative provenant de la mairie, mais pas n’importe lesquels : l’hôtel de ville correspondant au lieu de naissance du défunt ou l’endroit où le corps a été mis en bière.

3. Le choix du cercueil ou de l’urne funéraire

L’achat d’un cercueil ne s’arrête pas seulement à son choix, mais aussi aux accessoires complémentaires. Les cercueils sont généralement faits de bois. Cependant, il en existe de différentes qualités. Les accessoires utilisés pour un bon cercueil représentent : le capiton funéraire, le support en ouate ou en juca (pour les fleurs) et l’emblème funéraire. Le prix d’un cercueil augmente avec sa qualité ou les différentes personnalisations que les acheteurs souhaitent y apporter. Dans tous les cas, un cercueil doit être durable et pouvoir résister à l’humidité du sous-sol. Voilà pourquoi les modèles faits de chêne sont assez demandés vu qu’ils sont très solides. En ce qui concerne l’urne funéraire, il faut tout d’abord réfléchir à son utilité dans le futur. Elle doit être solide et belle si vous souhaitez la conserver. Par contre, si elle sert juste de moyen de transport afin de procéder à la dispersion des cendres, une simple urne devrait suffire. Notez qu’un cercueil peut être aussi utilisé pour la crémation. Ce type de cercueil est alors fait soit de pins, de cartons ou de matériau aggloméré.

4. La cérémonie funéraire

Il existe deux types de cérémonies pour l’organisation des funérailles : les cérémonies religieuses et les cérémonies civiles. La cérémonie civile ne prend en compte aucun paramètre religieux. Elle reste concentrée sur les souvenirs et les hommages portés au défunt. Les pompes funèbres occupent une place importante dans ce type d’événement. En revanche, les cérémonies religieuses sont liées aux croyances du défunt et de ses proches, et se déroulent forcément dans un lieu de culte.

5. D’autres éléments complémentaires

En dehors des étapes précédemment citées, il faut garder en tête que l’organisation des obsèques consiste également à rendre hommage lors du décès d’un proche. C’est la famille du décédé qui décide principalement de la décoration du cercueil. De même, avant les obsèques, le corps doit être convenablement préparé. Pour cela, deux sortes de soins sont appliquées : il y a d’abord la toilette mortuaire, et ensuite, la thanatopraxie, qui permet de préserver le corps.