On peut dire que faire du vin est facile. D’une certaine manière, il faut avoir beaucoup d’espace, du matériel très spécifique et de très bons raisins. Le brassage de la bière est très différent. Si vous êtes venu lire cet article en voulant faire du vin par vous-même, vous devrez avoir beaucoup d’espace, un investissement important et une bonne volonté. Oui, vous pouvez. On recommande de commencer d’abord par le brassage de la bière et, une fois que vous le maîtriserez, vous pourrez commencer à considérer le sujet du vin plus sérieusement. Mais pour un avant-goût, voici un petit guide sur l’élaboration du vin.   

De la vigne à la cave

Pour faire un bon vin bouchonné, nous avons besoin de bons raisins. Ceux-ci proviennent d’un vignoble avec un sol adapté, avec une bonne exposition au soleil. Le vignoble doit être au bon endroit de latitude et d’altitude, et toutes ces conditions doivent être adaptées au type de raisin qui a été planté. Un cépage est valable pour certaines régions et pas pour d’autres. Des raisins comme Albariño ne pourraient pas être cultivés à La Mancha, et de même un cépage comme Shiraz ne pourra pas donner ce que l’on attend s’il est cultivé là où Albariño donne son potentiel maximum … On a vu une évolution dans les caves dont la technologie peut être utilisée pour transférer les qualités d’un sol et d’une bouteille de raisin à une seule. Cela dit, supposons que les raisins arrivent à la cave en parfait état. 3 processus se déroulent au chai, ils sont indispensables à la vinification : la vinification, où il y a oxydation du vin, la stabilisation et la mise en bouteille. Les vendanges sont une période stressante dans le vignoble. Le vigneron doit décider du meilleur moment pour récolter. Si les vendanges sont longues, les raisins sont peut-être trop riches en sucre (qui se transforme en alcool), il est bon d’attendre l’heure optimale des sucres, mais cela peut entraîner un risque de gel dans le vignoble et faire perdre toute la récolte ! Cela dit, on suppose que les raisins arrivent à la cave en parfait état. Les processus se déroulent au chai, ils sont tous essentiels à la vinification : la vinification, la stabilisation et la mise en bouteille. Avant d’atteindre ces marchés, le vin traverse la cave. Dans un premier temps, le raclage est effectué. Dans cette tâche, les grains de raisin sont séparés des tiges ou des tiges. L’égrappage total est effectué lorsque l’on cherche à faire des vins moelleux. Pour en savoir plus, visitez vino-forum.fr .

Le pressurage, la macération et la fermentation

Le pressurage ne se fait pas en même temps pour tous les types de vins : pour les vins blancs, le pressurage se fait juste après la récolte. Dans le cas des raisins rouges, le pressurage se fait uniquement après foulage (et égrappage des raisins) Le foulage est différent du pressurage et ne doit pas être confondu. Avec le foulage, l’objectif est d’extraire du moût qui facilite le semis des levures dans tous les raisins qui ont été amenés à la cave. Lorsque le vin est pressé, les raisins se cassent et libèrent du jus. Cela facilite le processus de fermentation.  Dans le cas des vins rouges, le processus est différent, et la fermentation se produit alors que des parties solides sont présentes (dans le tableau de sélection des raisins, cependant, tout ce qui n’était pas souhaité a été éliminé pour que ce processus aboutisse au vin que le vigneron souhaite) Ce seront ces parties solides qui auront été conservées, notamment les peaux, qui fourniront les tanins, pigments naturels qui donnent la couleur aux vins rouges. Lors de la fermentation des vins rouges, ce que l’on appelle des remontages doivent être effectués. Le pompage du vin est un processus par lequel le liquide au fond des cuves monte pour entrer en contact avec les parties solides, qui flottent dans la partie supérieure de la cuve, formant ce qu’on appelle le chapeau. Ce processus garantit l’extraction correcte de la couleur tout au long du processus. Une autre alternative consiste à tremper ces parties solides vers le bas, une technique traditionnellement appelée pigeage par les Français. Lorsque toute la couleur et tout l’apport qu’apportent les tanins ont été extraits, les parties solides sont amenées au pressoir et l’on obtient le vin de presse, un vin de moindre qualité. Plus tard, on passera à la fermentation, qui, chez les rouges, se déroule en deux phases : la fermentation alcoolique au cours de laquelle les sucres du raisin sont transformés en alcool, ce qui procurera un goût de bouchon. Le processus de contrôle de la température dans cette phase est très important afin d’éviter des fermentations trop rapides qui peuvent introduire des déséquilibres dans la qualité du vin. Proprement dite et plus tard la fermentation malolactique, par laquelle l’acide malique plus « acide » est converti en acide lactique, un processus par lequel l’acidité du vin est réduite et les saveurs sont raffinées. 

Pressurage du raisin 

Autrefois, on utilisait des pressoirs en bois : c’est ce type de pressoir qui sont encore conservés dans les musées du vin ou dans certaines maisons rurales ou caves qui les affichent avec fierté de leur passé. Ces pressoirs ont été remplacés par des pressoirs beaucoup plus performants, qui pressent horizontalement, ou encore par les pressoirs dits pneumatiques, avec lesquels les raisins sont pressés à partir de la pression produite par les sacs pneumatiques. Cela permet le pressurage de petites quantités de raisins, quelque chose de très utile si l’on pense à la production de vin de différentes parcelles en petites quantités par exemple, préservant ainsi, grâce à une production correcte, tout le caractère des raisins issus d’ une parcelle spécifique. La fermentation est ce processus magique au cours duquel le sucre contenu dans le raisin se transforme en alcool. Pour les vins blancs, après pressurage, il se produit ce qu’on appelle un débourbage : les parties solides sont séparées du liquide et c’est alors seulement que se déroule la fermentation. Tout au long du processus, les températures doivent être très contrôlées, car une température élevée fait fermenter les raisins et si elles le font pendant le temps où des parties indésirables sont présentées, le résultat sera un vin différent de celui que nous aimerions obtenir. De cette façon, on évite que les parties solides (peaux ou éraflures) peuvent apporter au vin des particules organiques qui lui donneront plus tard une saveur indésirable. Il ne reste alors plus que la fermentation malolactique, le vieillissement du vin, le soutirage entre fûts, la clarification, et enfin l’embouteillage