L’investissement dans l’immobilier permet d’avoir un patrimoine durable et d’obtenir un revenu régulier grâce aux loyers perçus. Si vous prévoyez d’acheter votre futur logement bientôt, il est conseillé d’opter pour un bien immobilier neuf. Ainsi, vous pourrez prétendre à une réduction d’impôt grâce au dispositif pinel. Mais comment ça marche ?

Quels sont les logements éligibles à la loi Pinel ?

A priori, il faudrait investir dans un bien immobilier neuf ou remis à neuf qui répond aux nouvelles normes en termes de performance énergétique, notamment à la norme RT 2012 ou au label Bâtiment Basse Consommation ou BBC. De même, le logement doit être situé dans une zone éligible à la loi Pinel où la tension sur le marché immobilier est très élevée : les zones A, A bis et B1 regroupant la région parisienne, la Côte d’Azur ainsi que les moyennes et grandes agglomérations françaises. Les zones B2 et C, c’est-à-dire les petites agglomérations et les zones rurales sont exclues depuis 2018. De même, le montant de l’investissement ne doit pas dépasser 300 000 euros par an. Les excédents ne seront pas pris en compte dans le calcul.

Il est possible d’investir dans l’immobilier seul, en couple, en indivision ou même via une Société Civile Immobilière ou SCI et bénéficier d’une réduction d’impôt dès l’âge de 18 ans via le dispositif pinel. En contrepartie, il faudrait mettre en location son bien pendant 6, 9 ou 12 ans. Le montant de la défiscalisation va dépendre de la durée du bail, allant de 12 à 21% du prix de revient. La valeur de l’avantage fiscal est donc plafonnée à 63 000 euros sur 12 ans, c’est-à-dire 5 250 euros par an.

Quelles sont les autres conditions ?

Un plafond de loyer est imposé. Le montant va dépendre de l’emplacement de l’immeuble. Ce plafond est calculé au mètre carré et réévalué chaque année. Les ressources des locataires sont également délimitées selon la composition du foyer (célibataire, en couple, avec un ou plusieurs enfants) et la localisation du bien. L’objectif du gouvernement est de garantir l’accès au logement aux ménages à revenus modestes. Il faudrait donc se référer au revenu fiscal de référence de l’avant-dernière année précédant la signature du bail. Par exemple, pour un contrat signé en 2020, le propriétaire tiendra en compte les ressources de 2018 du futur locataire. De la sorte, il faudrait exiger des justificatifs pour éviter les déconvenues. En tout cas, les bailleurs sont libres de fixer les loyers, tant qu’ils restent au-dessous du seuil. Si l’on constate une hausse des indices des loyers, il est possible d’appliquer une majoration. Il faut noter que la maison doit être louée en tant que résidence principale et à la différence de la loi Duflot, le locataire peut être un membre de votre famille, à condition qu’il ne fasse pas partie de votre foyer fiscal.

Où trouver des programmes immobiliers éligibles à la loi Pinel ?

Sur le marché du neuf, vous pouvez dénicher de nombreux programmes immobiliers qui répondent aux critères imposés par la loi. L’idéal, c’est d’acheter auprès d’un promoteur immobilier. Ce dernier sera en mesure de vous proposer un logement à la hauteur de vos moyens à prix attractif et vous aider à trouver un moyen de financement pour concrétiser votre projet. Néanmoins, ne vous focalisez pas uniquement sur les réductions d’impôt, pour optimiser le rendement de vos investissements, prenez le temps de bien choisir votre futur appartement. En effet, les caractéristiques doivent correspondre aux attentes de vos cibles. Par exemple, si vous visez des étudiants, un studio ou un petit appartement sera plus approprié pour limiter les vacances locatives. Soyez aussi très attentif à la localisation. Il est très important de sélectionner un endroit proche des commodités et facilement accessible.

Pourquoi et comment faire une simulation Pinel ?

Le simulateur Pinel est un outil fiable, gratuit et sans engagement, disponible sur des sites dédiés. En quelques clics seulement, vous pouvez avoir une étude précise et détaillée de votre investissement. En fait, ce dispositif vous permettra de vérifier si la commune de votre choix est éligible ou non à la loi Pinel et de calculer le montant du loyer que vous pouvez appliquer pour jouir d’un avantage fiscal. C’est donc un bon moyen pour estimer la rentabilité du projet. De même, en réalisant une simulation Pinel, vous aurez l’opportunité de connaitre les ressources maximales de vos futurs locataires et en même temps le montant de la réduction d’impôt. Mais pour avoir un résultat fiable, il faudrait être très précis sur les caractéristiques du bien et son emplacement (région et commune), la date de réalisation du projet et même la valeur du bien immobilier. En tout cas, grâce à un simulateur, vous pouvez avoir une première idée sur la possibilité d’évaluer les bénéfices ou les pertes si vous vous lancez dans cette voie. Ainsi, il est recommandé d’utiliser un simulateur avant d’investir dans un programme neuf pour éviter les faux pas.